Twenty-five years old Psycho



Je crois que vous avez bien apprécié mon texte nostalgico-philosophique de la semaine dernière, rempli d'images du passé dans le rétroviseur. En tout cas, j'ai trouvé de beaux échos dans les commentaires, et je remercie vivement celles et ceux qui ont pris le temps de s'arrêter sur ces quelques phrases. 

Lorsque je me suis attelée à écrire ce "Dear Me...", ça m'a rappelé un autre petit exercice d'écriture introspective que j'avais fait, il y a quelques années. 





Le texte que vous allez lire aujourd'hui date de 2005 il a été écrit le jour exact de mes 25 ans. Un quart de siècle, j'avais dressé un premier bilan, à ma façon. A l'envers, en fait.






Voilà.

Un jour arrive qui pourrait être comme les autres et qui pourtant se fait différent. Ce jour là, on ressent le besoin de se poser un moment, et de regarder sur le passé, juste comme ça, juste parce qu'il est rassurant, et puis douillet. Le regarder pour trouver l'envie de repartir et s'élancer vers les nouveaux horizons d'un demain à faire swinguer. Point mort, quelques secondes de répit, même si on voit bien au loin que le chemin s'élargit petit à petit, qu'il devient plus praticable, même si on sait qu'on pourra se mettre en pilote automatique, rentrer dans le rang cadencé, on a le cœur qui se serre au souvenir du petit chemin escarpé sur lequel on s'est fait les genoux et râpé le menton, à force de courir trop vite et de tomber. Il faudra au bout d'un moment redémarrer, quitter la bande d'arrêt d'urgence où on s'était posé en hâte le temps de reprendre sa respiration. Tant pis pour le pilote automatique, on continuera encore quelque temps à courir cahin-caha sur le bitume tout neuf qui se tient devant, sur le bitume tout lisse des années de grands, en sautant à pieds joints dans le moindre nid de poule, à la mémoire du petit chemin d'antan, en souvenir des genoux râpés.

















Exercice de style...
A toutes ces vies que nous ne vivrons jamais.
Parce que nos choix nous déterminent. Parce que nos non-choix nous privent de vies pour lesquelles, parfois, on se demande : et si ?


Ma vie, en négatif.
Sur le papier, au révélateur, va apparaître l'inverse parfait, l'exact opposé, des souvenirs qui sont réellement les miens...



*



Cinq ans. Avant cela, je n'ai aucun souvenir. Je ne sais pas comment font les gens qui se souviennent de leurs toutes premières années. Je me dis que les souvenirs qu'ils en ont, il faut qu'ils les dorlotent attentivement, il ne faut jamais perdre cette richesse.

Six ans. Les week-ends sont tout le temps les mêmes. Longs, fades. Poupées par milliers, châteaux de contes de fée, peluches plus grandes que moi. Papa n'est pas à la maison, il a dû aller voir des amis. Maman est à la cuisine ou dans le jardin, je ne sais pas, mais je sais qu'elle a bien plus important à faire que jouer avec moi. L'air entre les murs si blancs ne résonne d'aucun bruit, et le silence me semble normal, sauf que j'y repenserai plus tard comme la chose qui ancra définitivement ces années dans la morosité. J'ai plein de jouets, mais je m'ennuie. Mon esprit ne sait pas voyager, il ne parvient pas à s'envoler.

Sept ans. Papa a toujours été démonstratif. Lorsqu'il attrape maman par la taille et la fait tourner dans les airs, et qu'après il l'embrasse comme un fou sur la bouche, ça se voit que c'est parce qu'il l'aime fort. Et maman a les yeux qui sourient, juste après. Ils s'aiment et aiment le montrer.

Huit ans. Jour de mon anniversaire. On a organisé un goûter et j'ai eu le droit d'inviter tous ceux de la classe. On fait ça un samedi après-midi à la maison, dans le grand jardin, sous les arbres fruitiers. Ils sont tous venus, sauf un copain qui est malade. Il y a toujours un copain qui est malade, mais qui fait quand même passer son cadeau par la maman d'un autre copain pas malade. Maman a préparé des jeux et décoré le jardin, et d'autres mamans sont venues l'aider à faire les jus de fruits et les gâteaux. Elles discutent et nous on fait les fous.

Neuf ans. Papa et maman veulent qu'on parle tous les trois, entre grandes personnes. Ils disent qu'ils m'aiment très fort, et que tellement qu'ils m'aiment fort, ils fabriquent plein d'amour et qu'ils se sont dit que cet amour pourrait réchauffer un petit frère ou une petite sœur. Je n'en ai jamais demandé, moi, de petit frère ou de petite sœur. Je suis intriguée. A la fin, maman me dit que la vie a fait son oeuvre, qu'en voyant comment papa et elle s'aimaient fort, elle a placé une graine de bébé dans son ventre et que bientôt il sera là. Elle sourit. Papa aussi. Je crois que je suis contente.

Dix ans. Turbulente à l'école, je fais enrager la maîtresse. Toujours dans les pires tours pendables, toujours à embêter les autres filles, je collectionne les punitions. Je suis plus près du zéro que du dix sur dix, et de toute façon, je n'aime pas l'école. Je m'y ennuie, je trouve qu'apprendre est pénible, et lorsque j'arrive à l'école, il ne me tarde qu'une chose : rentrer à la maison en fin de journée pour avoir la paix.

Onze ans. Catéchisme, comme les copines, tous les mercredis à dix heures, après le tennis. Je ne pige rien à ce que ça implique, mais je laisse gentiment le curé du village nous raconter la vie de Jésus et de tous les autres. Je ferai ma communion pour les cadeaux et pour les sous. Ma confirmation aussi, même si j'ai du mal à retenir le mot.

Douze ans. L'année de la colonie de vacances, des copines pour la vie, des bisous sous l'eau, des bisous sur le sable, des monos c'est de la racaille, des glace à l'eau, du boxon sous les tentes, des jeux entre les pins, des heures passées à écouter le walkman et regarder la mer, des excursions en vélo, des visites de villages voisins. Comme elle est douce cette sensation de se familiariser avec un lieu, quand notre esprit n'associe ce lieu qu'à la détente et au ludique…

Treize ans. Je fais des conneries, comme disent les adultes. Moi je dis que je vis, que je me sens libre et que j'aime ça. Les murs du collège, je les franchis quand je veux sous le regard jaloux de tous les timides qui n'osent pas, de tous les trop sages qui restent plantés là, qui ne connaissent rien en dehors de ces murs miteux, de leur trajet en car et de la télé de leur chambre.

Quatorze ans. Les parents me laissent sortir de boum en boum. Depuis que j'ai mon scooter, ils ont dit que je devais avoir le sens des responsabilités. Donc ils me font confiance, et j'en profite pour abuser. Les premières clopes, les premières bières. Plus tard, mais pas tant que ça, le premier joint. Pas encore la première fois, car tous les petits crétins que je laisse m'embrasser dans ces soirées sont trop gamins pour que je fasse ça avec l'un d'eux.

Quinze ans. Rien à signaler.

Seize ans. Lui je l'aime d'une passion dévorante. Et il dit qu'il m'aime aussi. Alors c'est avec lui que je veux ma première fois, et je crois que ça l'aide à m'aimer encore plus, ou à le dire encore plus du moins. Le lieu et le moment importent peu. Au final, il fait ça n'importe comment, il pense à lui et ne me voit pas, ne me regarde pas. Il s'en fiche un peu, lui, ce n'est pas sa première fois, ce n'est pas celle-là qui restera gravée dans ses souvenirs. Quelques autres fois plus tard, nous arrêterons les frais. Mais viendront d'autres passions, d'autres hommes de ma vie.

Dix-sept ans. Il est fou de moi. Je lui brise le cœur.

Dix-huit ans. J'ai enfin le Bac, non sans avoir galéré. Puis se profile la première année de fac : il faut monter à Bordeaux. Mais ça ne m'enchante pas de quitter le nid : je n'ai pas de rapports fusionnels avec mes parents, certes, mais j'aurais bien aimé rester là-bas un peu plus longtemps. Ne me soucier de rien sinon d'étudier et de m'amuser. Seule dans mon studio, mes premières années d'études seront pour ainsi dire monacales : peu d'amis, peu de sorties, je me concentre sur les diplômes, je les valide tous du premier coup.

Vingt ans. En deux semaines, je décide de partir : des études de langue, ça se fait à l'étranger. Je pars donc passer toute une année à Dublin, laissant là famille, mec et amis. Ils m'aiment, ils comprendront. Il m'aime, il attendra. Cette année, j'en profite pour faire toutes les gentilles petites folies qui ne se font pas dans un cadre de vie trop familier. Entonner des chansons paillardes françaises dans le bus, essayer tous les whiskeys d'un même bar, manger des chips au vinaigre avec du beurre de cacahuètes…

Vingt et un ans. Concours de Prof des Écoles, du premier coup, sans redoubler d'années, mais sans conviction.

Vingt-deux ans. Un matin, coup de fil de maman : des larmes silencieuses, des larmes d'émotion. Je sens les mêmes de son côté, je les devine. Putain, ils ont enfin trouvé ce fichu vaccin contre la fibromyalgie. Alors on lui a proposé d'être cobaye, comme toujours, et elle a accepté, comme toujours aussi. Sauf que cette fois, c'est la bonne : il ne s'agit plus de soulager la douleur, mais de l'éradiquer. Lui redonner la légèreté du corps, la tranquillité de l'esprit. C'est incroyable ce que la médecine permet…

Vingt-trois ans. Moi qui ne croyais pas au coup de foudre, j'en vis un. Quelle sensation incroyable !

Vingt-quatre ans. Pour la première fois je donne la vie. Je ne l'ai jamais vraiment rêvé, je n'y avais jamais songé, mais tout est allé très vite. Quelques jours plus tard, j'attrape ma douce enfant et la place délicatement entre les bras de mon papi : il est arrière-grand-père, il rit, qu'est-ce qu'il rit.










En grande nostalgique qui se respecte, je me devais, le quart de siècle achevé, de faire un petit bilan. Prendre un peu de temps pour réfléchir à l'ironie de la vie, à ce qui la rend si délicieuse et si cruelle à la fois. Le fait que faire un pas, faire un choix, c'est aussitôt renoncer à dix mille autres possibilités. J'aime réfléchir à tout ce qui nous fait mais qu'on n'a pas vécu. Je suis une série de choix et de fatalités. Je suis comme ça grâce à tout ce que j'ai vécu, tout ce qui m'a construit. Mais je suis aussi ainsi et pas autrement grâce à tout ce dont la vie m'a tenue écartée, toutes ces choses que je ne connaîtrais jamais, car on ne fait le chemin qu'une seule fois.

Il ne s'agit pas de regrets, surtout pas. Il s'agit plutôt de filer le vertige à mon neurone comme j'aime tant le faire : le laisser s'agiter de délectation à l'idée que nous sommes tant et si peu à la fois. Que la vie et le destin tiennent à trois fois rien, et qu'on se les façonne à chaque pas. Je suis arrivée sur ma bande d'arrêt d'urgence suite à une infinité d'étapes plus ou moins longues, des étapes déterminées tantôt par le hasard tantôt par ma propre volonté, par des rencontres heureuses, par des décisions malheureuses, par la force de mon caractère, et par ses faiblesses aussi, par des coups de tête, des coups de cœur et des coups du sort. Mais j'aurais pu être autrement, même si je ne le voudrais pas, alors la curiosité titille parfois : Quelle impression a-t-on lorsqu'on vit cela ?

C'est pourquoi, aujourd'hui, plutôt que faire le point de tout ce que j'ai été, j'ai voulu tenter de voyager au travers de tout ce que je n'ai jamais été, de toutes les sensations que je n'ai jamais connues et ne connaîtrais plus, de tous les événements qui, dans une vie, n'arrivent qu'une fois, ou parfois n'arrivent pas. Faire le récit d'une vie qui n'est pas la mienne. Prendre ce qu'il y a eu de si joli dans la mienne, prendre aussi les moments plus gris, et en inventer l'histoire opposée. Voyager parmi tout ce qui n'est pas moi, regarder le négatif de mes clichés souvenirs. Et me faire sourire à l'ironie de cette vie qui dicte qu'on ne devra la parcourir qu'une seule fois.







Enfin, me retrouver là, à faire ronfler doucement le moteur et chercher du pied l'accélérateur…  




Et quand j'ai écrit ceci, il y a huit ans, je ne savais pas que le relire aujourd'hui me mettrait dans la tête la sublime chanson Une Vie d'Ycare... Ecoutez-la et si vous chialez pas après ça, je peux plus rien pour votre cas, j'ai tout donné !


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46 commentaires:

  1. Eh bah très beau texte ! Ca a du te faire bizarre de relire ça huit ans après ! Très touchant..! Ce paragraphe ou tu parles de ta maman et de la fibromyalgie, la maman de mon chéri en souffre également et pfiou, ça n'a pas l'air facile tout ça.. Bref, comme ton article Dear me, j'ai apprécié lire celui-ci

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    1. Oui c'est très bizarre à relire, pas facile même. Mais si j'ai joué le jeu de réfléchir à toutes ces vies que je ne mènerai pas, j'apprécie à 100% la mienne. Je ne souhaite pas l'échanger, tant qu'à n'en vivre qu'une : c'est très bien que ça soit celle-là. Mais c'est comme les vernis et autres trucs que je collectionne : c'est frustrant de ne pas pouvoir tout essayer... Les expériences de vie, j'aimerais en connaître des milliers :)

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    2. Et merci pour ce commentaire, sur ce genre de billet dont je n'ai pas l'habitude ici, ça fait plaisir !

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  2. Tu as beaucoup de talent et ton écriture douce-amère, entre réalité et fiction, me plaît beaucoup. Mais ça tu le sais déjà :)

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    1. Une petite piqûre de rappel fait toujours grand plaisir :)

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  3. C'est à la fois très émouvant et très intéressant! Mais tu as un enfant ou j'ai rien compris à ton dernier paragraphe?

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    1. La première fois que j'ai publié ce texte en ligne (en 2005 donc), ça avait aussi fait le même effet à d'autres lecteurs, que je sais pourtant attentifs : non, pas d'enfant. Car, je l'explique au début mais j'ai peu être manqué de clarté, je prends le contrepied, l'inverse de ce qu'a réellement été ma vie. Donc en fait tout ça n'est que fiction : ce que j'aurais aimé, ou pas, ce qu'il m'a paru intéressant de m'imaginer en tout cas :)

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    2. Je me disais aussi qu'il y avait des trucs qui ne te ressemblaient pas trop (et que donc tu avais bien changé), genre l'imagination qui ne "s'envole pas" et les années facs très sages!

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    3. Moi et ma manie de survoler certains passages... Raaah, maintenant, je relis et je m'imagine l'inverse. Même si pour certains trucs j'ai du mal à imaginer.

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  4. Un exercice dont je suis incapable, trop de souffrance avant mes 20 ans, j'ai écrit , beaucoup, pour tenter de sortir certaines choses, peut être pour essayer de les comprendre .... J'ai tout brûlé à mes 20 ans, ma façon à moi d'avancer en fait... Alors j'aurais aimé écrire ce genre de choses et m'en souvenir, à défaut, je suis contente de lire ce genre de témoignage , aussi :)
    Et moi aussi j'aimerais vivre tant de vies differentes, mais dire non, et se contenter de ce qu'on a, c'est bien aussi :)

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    1. Ecrire et tout garde, ou tout brûler, peu importe. Moijdis l'important est d'écrire. Un véritable exutoire.

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  5. Pouah! Quel magnifique texte! Je ne sais même pas quoi en dire tellement il m'a laissé sur le cul, très émouvant! Merci!
    J'ai juste adoré!

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  6. Putain, je commente jamais ton blog, je ne sais pas vraiment pourquoi, c'est comme ça. Mais merci pour ce petit texte, j'avais aussi adoré l'article "Dear me" et je trouve que tu as un réel talent d'écriture ! C'est très agréable de te lire, c'est... Délassant en fait ^^ !

    Oh, et comme je pense à toi, à chaque fois que je l'écoute : http://www.youtube.com/watch?v=5r70Myliwh8

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    1. J'adore Aldebert et je ne connaissais pas cette chanson pourtant : merci :)

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  7. Merci pour ce texte ! Je ne commente jamais ton blog... Je ne sais pas trop pourquoi, parce que j'aime réellement te lire, c'est un vrai plaisir et surtout c'est... délassant ^^ ! Ca me détend, me redonne le sourire, c'est tellement agréable de me poser devant mon ordi pour lire l'un de tes articles. Tu fais partie, avec Tête de Thon des bloggeuses qui m'ont donné envie de peinturlurer ma tronche et mes z'ongles, alors voilà, je voulais te le dire ♥ !

    Ah ! Comme je pense à toi à chaque fois que je l'écoute et que je ne sais pas si tu la connais, fallait bien que j'la partage avec toi : http://www.youtube.com/watch?v=5r70Myliwh8

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  8. Bah même sans la chanson j'ai pleuré :)

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    1. Merdalors, c'était pô l'but !

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  9. Saisissant, comme le Dear Me. Tu te livres avec de la retenue mais cela rend ton récit encore plus touchant. Merci de nous faire partager ces moments de ta vie qui sont quand même très intimes.

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  10. J'ai grave kiffé ma poulette. Te connaissant un peu il y a des trucs que je comprenais pas bien mais tout s'éclaire finalement. Ca a été un joli moment de douceur de te lire et n'oublie pas qu'il y a open bar de sangria cet été à la maison !

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    1. Après la Grèce alors, comme ça on emmènera les olives pour l'apéro ! :))

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  11. Marine5/14/2013

    Oh que j'aime ta plume :D
    Bravo pour ce nouveau texte touchant même si je m'y retrouve un peu moins que dans ton "Dear Me". En effet, quand il m'arrive de m'imaginer des itinéraires de vie alternatifs c'est plus avec des regrets justement que par pure curiosité et envie de faire bouillonner mon imagination ! Ca n'empêche que tu arrives toujours très bien à nous embarquer dans ton univers, quel que soit l'histoire que tu racontes et le ton employé. Bref, c'est un vrai plaisir de te lire !

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    1. Ton commentaire me fait vraiment plaisir, merci !

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  12. Amélie5/14/2013

    Je l'ai connue, cette Psycho de 25 ans, et je reconnais évidemment des choses de l'autre côté du miroir... Si je ne me trompe pas, tu as d'ailleurs décidé d'un nouvel itinéraire très vite ;-)
    En tout cas cette Psycho-là écrivait déjà très bien, et c'est le genre de texte qui me touche le plus (même si tu arrives à me faire lire des articles sur les vernis à ongles!)

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    1. Tout ça me semble si loin que je confonds les années (c'est pas ça le signe qu'on vieillit ?)... En tout cas, tout le morceau de route fait à la période où on se côtoyait constitue encore aujourd'hui de très bons souvenirs... Tout le monde ne peut pas en dire autant de ses premières histoires, alors c'est une veine ! :)

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  13. Ton texte est vraiment trés touchant et le fait que tu le partages avec nous encore plus . J'ai trés souvent écris aussi ( beaucoup moins bien que toi) ça m'a permis d'exorciser mes démons bien souvent . J'éspère que tu partageras encore avec nous ces magnifiques textes dont tu as le secret ♥

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    1. Il ne faut pas "forcer" ce genre de textes, j'en partagerai avec plaisir, s'ils viennent sous ma plume (ouais, j'écris à la plume lol), merci bcp en tout cas :)

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  14. Bonsoir,
    Emouvant et bien plus... D'autres vies, 1 vie revèe... C'est la douceur qui génère l'émotion ... Tous les non-dits.
    Merci :-)

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  15. Rowkawa5/15/2013

    Je suis incapable d'écrire un si beau texte. Tout comme "Dear me", il m'a énormément touché. Ca fait du bien de lire de textes de ce "genre" de temps en temps :)
    MErci !

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  16. J'aime beaucoup comment tu écris et tu es bien la seule à réussir à me faire lire des revues sur de l'eau chaude, c'est dire ! (aka le thé). Et c’est cool aussi de te découvrir un peu plus, d'imaginer la personne qui est derrière l'écran :)

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    1. Ah ah, l'eau chaude, j'avais compris...
      Merci pour ce commentaire :)

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  17. La Tordue5/15/2013

    ho qu'il beau ce texte... j'avais adoré ton "Dear Me", si tu continues tu vas me redonner l'envie d'écrire! je suis sûre qu'en fouillant dans mes cartons je pourrais remettre la main sur mes cahiers, où se trouvent quelques états d'âmes aussi vagabonds que les tiens...

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    1. Je vais tacher de continuer alors, redonner l'envie d'écrire à qqn ça serait une putain de réussite pour ce petit blog :)

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  18. Superbe texte une fois plus, j'adore ta façon d'écrire, tu as un sacré talent :)

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  19. Olala cette chanson d'Ycare... Je l'ai dans mon MP3, elle est tellement belle, le message est tellement beau !!!
    J'ai adoré ton texte ma belette, il m'a tiré les larmes... Il m'a touchée...
    Plein de gros bisous

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    1. Oh non mais oh, pas de larmes hein :)
      (Ravie de trouver qqn qui aime Ycare soit dit en passant)

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    2. Shaka Ponk et Ycare, two points !!!! ^^
      Bizzzz

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  20. Je crois que je n'ai jamais commenté ton blog... je crois que je n'osais pas... Après avoir lu ce texte et "Dear me", je veux juste te dire moi aussi que tu as une plume magnifique... Je suis plus habituée à lire tes articles de nail art et donc plus habituée à un ton mordant et plein de peps que tu maîtrises si bien ! Dans ces deux textes, je découvre une autre PsychoSexy et un amour de l'écriture... Tu as définitivement un talent fou...

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    1. Merci, ton commentaire est très touchant...

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  21. Lilymady8/03/2013

    Donc à part ton âge, tout ce que tu racontes là n'est que fiction ? (Je me mélange les pinceaux.)

    En tout cas tu écris très bien, vraiment. Au moins aussi bien que tu nailarte !

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    1. Exactement, et a priori la vérité est l'opposé exact de ce qui est raconté

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